Kit Guitare B.C. Rich SOB : Crash Test Finition Acajou et Masterclass Blindage Cuivre

Kit Guitare B.C. Rich SOB : Crash Test Finition Acajou et Masterclass Blindage Cuivre

En tant que musiciens, on cherche tous l’instrument idéal. Et l’idée d’assembler sa propre guitare à partir d’un kit est séduisante : on s’imagine déjà jouer sur un modèle unique, monté de nos propres mains. Sauf que les tutoriels lisses d’internet oublient souvent de préciser une chose fondamentale : la théorie et la réalité de l’établi sont deux mondes différents.

Sur music.soochrys.com, on ne fait pas dans la langue de bois. J’ai mis sur l’établi le kit B.C. Rich SOB de The Guitar Fabrik. Entre le comportement imprévisible de l’acajou et la nécessité absolue de dompter l’électronique pour avoir un son pur, voici la réalité du montage, sans filtre.

Le piège de la lutherie : Quand l’acajou boit la tasse

Le corps de ce modèle B.C. Rich est taillé dans de l’acajou. Pour un guitariste, c’est une excellente nouvelle : c’est un bois dense, réputé pour sa chaleur, son sustain et sa résonance. Mais pour le luthier amateur qui s’attaque à la finition, c’est un tout autre défi.

Le test que vous voyez dans la vidéo est une erreur d’école que beaucoup commettent : essayer de teinter l’acajou brut directement avec des pigments. Résultat ? Un véritable désastre esthétique. L’acajou est un bois extrêmement poreux. Il agit comme une éponge géante et imprévisible. Les fibres boivent la teinte de manière chaotique, créant des taches sombres et ruinant l’aspect de l’instrument en quelques secondes.

L’astuce pragmatique : Ne croyez pas aux solutions miracles. Pour dompter un bois poreux, la préparation est obligatoire. Il faut impérativement passer par l’étape du bouche-pores pour sceller la fibre avant d’envisager la moindre goutte de vernis ou de teinte. C’est ça, la vraie menuiserie musicale.

Le son pur : L’art du blindage au scotch de cuivre

Si la finition nous a rappelé à l’ordre, l’électronique est l’occasion de prendre notre revanche. Un bon musicien a besoin d’un son propre, surtout s’il joue avec de la distorsion. Le problème des kits et des guitares d’entrée de gamme, c’est l’absence d’isolation. Votre instrument se comporte alors comme une antenne qui capte tous les rayonnements électromagnétiques (néons, ordinateurs, amplis) pour les recracher sous forme de ronflements insupportables.

La solution n’est pas ésotérique, elle est purement physique. Dans la vidéo, je détaille la création d’une véritable cage de Faraday :

  • Le tapissage : Utilisation de ruban adhésif en cuivre pour recouvrir l’intégralité des cavités (micros et potentiomètres).
  • La règle d’or : Le cuivre seul ne sert à rien s’il n’est pas connecté. Il doit être impérativement relié à la masse générale du circuit (le point de convergence, généralement la base de votre prise Jack).

C’est ce niveau de pragmatisme et de « système D » qui transforme un kit bruyant en une machine de guerre silencieuse, prête pour l’enregistrement ou la scène.

Conclusion : La musique s’apprend par la pratique

Bricoler sa guitare, c’est comme apprendre à en jouer : il faut accepter de se tromper, de tester, et de corriger le tir avec méthode. Laissez les gourous de la théorie de côté, et concentrez-vous sur ce qui fonctionne réellement sous vos doigts et dans vos oreilles.

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